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renaudh

Pseudo: renaud HadefCatégorie: LoisirsDescription:
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Samedi 07 Avril 2007

Dans quelques semaines va paraître mon dernier travail d'écriture. Celui-ci, inspiré par le Haras du Pin, lieu oú j'ai passé toute ma belle jeunesse, hest un plaidoyé à la sauvegarde des monuments historiques mais aussi et avant tout un fraternel clin d'oeil a tous les copains qui ont rendu cette jeunesse unique et sublime. C'est aussi une manière de remercier chaleureusement tous les adultes qui au cours de cette enfance privilégiée, ont su nous enseigner avec parfois beaucoup de patience les régles essentielles qui contribuent à faire de nous des adultes respectueux et fiers d'être ce que que nous sommes. C'est un privilége rare de passer sa jeunesse dans un tel domaine. 1200 hectares de nature préservée, des infrastructures datant de Louis XIV, environ 350 chevaux à l'époque. Loin de la polution, du bruit. Pas de fils électriques apparents, encore moins de parabolles pendues à tous les balcons... Mais aprés avoir connu Le Pin en effervescence, animé chaque jour du martellement des enclumes et du pas des chevaux passant sous les porches pavés, à la nostalgie s'ajoute les regrets de voir un si beau domaine se tranformer en un musée aux écuries quasiment vidées de ce qui en faisait son unique raison de vivre. 

Samedi 17 Mars 2007

Dans quelques jours paraîtra un nouvel ouvrage de Renaud HADEF. Ce dernier est consacré au Haras du Pin, magnifique domaine situé en Normandie. Cet écrit est un plaidoyé à la sauvegarde des monuments historiques qui ont marqué l'histoire de notre pays et qui, malheureusement, subissent trop souvent les affres d'un certain déclin économique. On pourrait aussi parler d'un certain détournement de la fonction première, du rôle originel. A moins qu'il s'agisse tout simplement d'une perte de mémoire collective, une peur de maintenir dans la mémoire commune ce qui fut unique et beau. Il serait si douloureux de constater à quel point nos ancêtres nous dépassaient...

"Ce Haras je l'ai connu plein de vie et de panache. Il a contribué à faire de notre jeunesse un inoubliable et enrichissant moment."

Extrait

Le haras du Pin... Nom évocateur qui résonne dans les mémoires des milliers de visiteurs venus en famille remonter l’horloge du temps. Découvrant cet héritage de notre passé commun avec des yeux émerveillés, ils repartent avec un sourire béat d’admiration, satisfaits et apaisés d’avoir vérifié que l’on pût encore de nos jours respecter les traditions.
Ce nom résonnait aussi, et avec bien plus d’écho encore, dans la mémoire des centaines de jeunes entrés á l’école nationale des haras. Se destinant á une carrière liée au monde du cheval, nulle autre lieu n’aurait pu leur apporter autant que cet établissement á la renommée exemplaire. Au delà de l’enseignement, au delà des connaissances, ils recevaient au Pin un ensemble de dogmes faisant d’eux des hommes de cheval á part entière.
Durant les trois années que durait leur formation, ils acquéraient un savoir faire et un état d’esprit propres á cette école.     
Le prestige était une forme d’élitisme qui ne concernait pas tous les établissements. L’histoire, l’excellence, le soin et la rigueur apportés á la transmission du savoir, étaient des paramètres forgés par le temps et une constance inébranlable impossible de prétendre acquérir en claquant des doigts.
Éprouvés par les siècles comme les galets d’une plage par les vagues, les valeurs que bien des esprits torturés en mal de repères voudraient voir chuter de leur piédestal, demeuraient. Et c’était précisément cet état d’esprit qui démarquait l’homme de cheval formé au Pin, car même si aujourd’hui il était possible d’apprendre á naviguer á bord d’un pétrolier á l’aide d’un simulateur, rien ne remplaçait le passage obligatoire des cadets á bord d’un vieux gréement.
Entrer au Pin était alors un privilège qui se transformait au terme de trois années en une carte de visite valorisante.
Ce nom demeurait imprimé de façon indélébile dans le coeur des gamins du personnel qui, comme moi, avaient eu la chance de grandir dans ce domaine. Le sablier du temps qui s’écoulait sans que l’on pût en freiner le rythme, réveillait en nous des images surgies du plus profond de notre mémoire. Les détails que nous supposions sans intérêt prenaient subitement une valeur considérable et venaient hanter l’aube de notre maturité.
Á l’indifférence juvénile, cette belle insouciance des jours colorés d’une enfance fugace, succédait celle qui apportait le sentiment de ne pas en avoir suffisamment profité...
Pour tous renseignements: petitbato@yahoo.fr
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