Ce qu'il y a de bien lorsque la Crise pointe son nez, c'est que les politiques en décadence trouvent enfin une cane sur laquelle prendre appui. Le socialisme dans toute sa splendeure passée, généralement hermétique á tout amalgamme avec le monde de la finance, se délecte de trouver une excuse à sa mesure. Dans ce pays oublié du fin fond de la péninsule Ibérique, (ensoleillé s'il en est, mais vit-on essentiellement du soleil, dut-on reconnaître tout de même qu'il fait plus de bien que de mal), tout le monde politique d'un bord dangereusement penchant vers l'abîme, s'entend á admettre, la larme à l'oeil, que la Crise est lá! Tout juste les entend-on soupirer: Ouf, il était tant qu'une bonne excuse nous tombe si à propos...
Moi je jubile! J'ai adoré le Président Sarkozy dans son discours à New York. Chations les coupables! Les incapables au pilori... Á si seulement c'était vrai. Imaginez! On verrait une poignée de citoyens en caleçon se ballader dans les rues des grandes capitales de la finance, se dandinnant dans une cariole tirée par âne, conspués par la foule en délire. En ne parlerait pas de crise mondiale, mais de mise à l'indexe d'incapables et dangereux arrivistes. Dire que l'on se prend la tête pour une poignée à l'incompétence retentissante... Vive la crise...
