Comme volontairement isolé au fin fond de l'Europe, ce pays aux racines historiques grandioses, s'enfonce jour aprés jour dans une crise dont il n'était jamais ressorti réellement aprés le siécle des découvertes. Aprés une révolution qui s'avère n'avoir été en réalité qu'une simple révolte, le Portugal s'englue dans les difficultés. Victime avant toute chose d'un évident manque de claivoyance de la part de politiques désespérément en panne d'efficacité et de réalisme, les dix milions d'habitant se désespèrent. Avec un salaire moyen mensuel de 475 euros pour plus de quarante heures de travail hebdomadaire, la Lusitanie s'apparente d'avantage à un pays du tiers monde qu'à une nation de l'Europe. Le niveau de vie de beaucoup des citoyens frôle celui des populations les plus miséreuses, à cela s'ajoute une montée en puissance de la délinquence et du grand bandistisme face à laquelle le gouvernement Socrates ne fait que conforter sa position d'infirmité. En panne d'idées, amorphe et totalement dépassé par les réalités socio-économiques du Portugal, le gouvernement piétinne. Alors que le peuple se meurt, les gouvernants sont plus ouverts à des "Mr l'ingénieur parci, Mr le docteur par là". Au lieu de se gaver de ces titres pompeux et savoureusement sortis du plus profond moyen âge, il serait plus intéressant qu'ils prouvent qu'ils les méritent réellement.
Des chantiers pharaoniques et totalement inutiles, tels que des stades de foot au lieu d'hopitaux dignes de ce nom et un TGV alors qu'ici tout le monde ignore ce que sont les transports par chemin de fer... telles sont les lubis dérisoires de politiques en mal de glorioles! Peut être est-ce une ruminicence du passé: les empereurs romains offraient des jeux dans les arénes afin de faire oublier la famine qui frappait le peuple.
